Les habitants d’un village dévasté errent dans un paysage désert, en quête de sens
Avec Punk 50, l’AB célèbre cinquante ans de chaos, de liberté et d’expression brute. Nous rendons hommage au riche passé, au présent vibrant et à l’avenir du punk. Au programme : des expositions, des films, des conférences, un marché aux fanzines et une programmation explosive réunissant des icônes internationales, des légendes belges et la nouvelle génération de musiciens punk. Cette projection est organisée par Stadskanker.
Gummo (Film, réalisation : Harmony Korine, 89 min, États-Unis, 1997, en anglais sous-titré en anglais)
En 1997, Harmony Korine secoue Hollywood. Gummo est un portrait du Midwest américain dans le village fictif de Xenia, qui ne s’est jamais complètement relevé d’une tornade dévastatrice. Korine laisse l’histoire et l’image errer dans le village. Taquin, le film flotte comme un rêve, sincère dans son nihilisme. Un collage allant du vaudeville aux massacres de chats. Gummo dégage une impression de saleté et de brutalité.
Pour affiner sa vision authentique, Korine a fait appel au cinéaste français Jean-Yves Escoffier. Son travail pour Les Amants du Pont-Neuf (1991) l’avait en effet profondément marqué. La bande originale de Gummo est un mélange éclectique de Roy Orbison, de black metal abrasif et de folk a capella d’Almeda Riddle.
Pendant la préproduction, Korine a cherché des lieux de tournage dans sa ville natale de Nashville, dans le Tennessee, où il a trouvé l’âme de son film. Il a abordé des inconnus dans la rue, dans les bowlings et les fast-foods, leur demandant de jouer un rôle dans Gummo. Korine : "C’est là que j’ai grandi. Je trouve ces gens intéressants et je ne les avais encore jamais vus représentés de manière authentique à l’écran."
Une boisson gratuite vous est offerte pour cet événement.