Le trio déchaîné de Lisbonne fait danser les punks et pogoter les clubbers
Concert LiveuropeDébut 2025, MAQUINA. s’était déjà produit dans notre Club lors d’une double affiche avec le collectif berlinois ERROR. Le trio post-punk portugais est de retour pour présenter son deuxième album, BODY TRANSMISSION, en exclusivité. MAQUINA. incarne l’esprit de solidarité et l’euphorie que peut offrir une expérience musicale collective.
Le trio fait danser les punks et pogoter les clubbers, “en créant un peu de lien entre les bulles”. Et ce, avec tant de passion qu’il remplit aisément les salles et déclenche plusieurs vagues de crowdsurfing à chaque concert.
Leur nouvel album BODY TRANSMISSION est une déferlante de noiserock énergique, de metal et de punk industriel, sans temps mort. Il capture la puissance brute de leurs concerts et fait suite à leur premier album PRATA, sorti en 2024, qui reposait en grande partie sur l’improvisation.
Cette fois, Halison Peres (batterie/chant), José “Mendy” Rego (basse) et João Cavalheiro (guitare/effets) ont opté pour moins de jams et plus de “travail”. Ils ont pris le temps de réfléchir à l’orientation de chaque morceau et ont essayé de condenser de longs morceaux de dix minutes en titres courts et percutants de trois à quatre minutes. Le résultat : une expérience intense et énergique sur le dancefloor, sans le moindre répit. Un album rock taillé pour les clubs, porté par l’alchimie entre guitare, batterie et basse.
“Ce fut notre session studio la plus exigeante et la plus agréable, parce que nous nous sommes poussés à écrire de véritables morceaux au lieu de simplement enregistrer des jams”, explique le groupe. “Nous voulions un son lourd, concentré et implacable. Le rythme reste élevé et l’énergie ne retombe pas. C’est un album qui ne s’arrête jamais.”
Un enregistrement déjà légendaire pour KEPX, réalisé lors des Trans Musicales de Rennes, introduit parfaitement ce nouvel album. Il suffit d’écouter le single dança, avec le chant punk incisif de Silvia Konstance et les synthétiseurs de Viktor L. Crux (Dame Area). Ce titre donne le ton de l’album : un rythme 4/4 implacable, des cris sauvages et une ligne de guitare flamboyante qui vient trancher le riff de basse minimaliste à trois notes avec une précision chirurgicale.
Des rugissements et des cris métalliques bruts parviennent à tisser des liens inattendus entre les univers sonores de la techno/EBM, du thrash metal et du post-punk électronique des débuts, mais non sans engagement face à cette période géopolitique difficile marquée par des conflits mondiaux.
“L’art ne peut naître dans le vide”, affirme Halison Peres. “Il est difficile de rester silencieux dans de tels moments. Si je dispose d’un canal pour faire passer un message et contribuer à quelque chose de bien, je l’utilise.” Un groupe qui nous tient à cœur !