L’AB s’attend à un automne ABsolument anormal.

Ces derniers mois, nous avons découvert avec surprise que nous possédions des compétences professionnelles autres que purement organisationnelles. L’AB s’est en effet transformée en une véritable entreprise de déménagement parfaitement huilée, qui s’est efforcée (et s’efforce toujours) de déplacer quelque 250 concerts. Un calendrier mal géré ne fait pas partie notre vocabulaire ! Ainsi, l’AB remue ciel et terre afin qu’en 2021, nous puissions faire le fier bilan d’une saison malgré tout passionnante. Bref, nous mettons la main à la pâte pour vous exprimer notre conviction que tout ira bien !
 

#1 : L’AB reprend les concerts en septembre 2020

Kelis (© Michelle Geerardyn)

L’AB reprendra ses activités en septembre. Sans surprise, priorité sera donnée aux concerts à petite échelle portés par des artistes (majoritairement) belges. La Grande Salle sera temporairement convertie en Théâtre avec une capacité de 200 personnes. À quelques exceptions près, nous y ferons évidemment la part belle aux concerts intimistes et feutrés dans un cadre adapté. Les artistes seront invités à livrer une performance dépouillée ou à partager, en avant-première, de nouvelles compositions (créées ou non pendant le confinement) avec le public. Fragments, ébauches, peu importe : l’écoute n’en sera que plus passionnante. Ce programme sera annoncé dans le courant de l’été.

Les concerts de l’AB Salon déménageront quant à eux à l’AB Club – également en configuration assise – avec une capacité de 40 personnes. Ici, l’accent sera mis sur l’electronica contemporaine, la musique néoclassique et l’improvisation avec des concerts de Razen, Hanne De Backer, Kaboom Karavan, David Edren, Miaux, Farida Amadou, Ignatz, Karen Willems, etc... .

#2 : Les revenus des ventes de billets seront intégralement reversés aux artistes et à leur entourage

Cet automne, l’AB choisit de reverser l’intégralité des revenus de billets aux artistes. Par les temps qui courent, cet appui est indispensable aux musiciens, qui ont vu leurs revenus fortement chuter, voire être réduits à néant. Et le mélomane ? Il soutiendra ainsi linea recta son artiste préféré !

#3 : L’AB ouvre ses portes aux organisations (culturelles) bruxelloises et aux artistes en résidence.

En temps normal, notre calendrier est généralement surchargé. Il va de soi que nous donnons alors la priorité aux concerts accessibles au public. Mais le coronavirus a rebattu les cartes. Consciente du besoin de lieux de représentation – besoin auquel les petites structures ne peuvent répondre en raison des mesures de distanciation sociale – et mue par un réflexe de solidarité morale et sociale avec le secteur en crise, l’AB veut mettre ses salles à disposition des organisations culturelles bruxelloises, et ce dans des créneaux clairement définis. C’est pourquoi elle lance un appel par le biais du RAB (Réseau des Arts à Bruxelles), qui ne compte pas moins de 175 organisations membres.

L’AB accueillera aussi un cortège d’artistes en résidence sur de brèves périodes, pour répondre à leurs besoins les plus immédiats (répétitions, enregistrements, préproduction…). Pensez à Chibi Ichigo (une jeune Limbourgeoise talentueuse aux racines russes, domiciliée à Bruxelles), au duo bruxellois Maze & Lindholm ou à la formation bruxello-rotterdamoise Hi Hawaii & The Extensions, qui sortira bientôt son premier opus sur le label jazz brugeois De Werf. Enfin, n’oublions pas les finalistes du concours musical bruxellois Sound Track – l’électro-pop de Coline & Toitoine, le R.A.P. (rhythm and poetry) de Linca et les global sounds de M.Chuzi –, qui bénéficieront tous d’un suivi à l’automne-hiver.

Chibi Ichigo (© Michelle Geerardyn)

Les engagements que nous avons pris envers de jeunes artistes fleurissent de plus belle en coulisse. C’est notamment le cas du projet coopératif entre la slameuse néerlandaise Lisette Ma Neza et le pianiste anversois Neil Akenzua, qui prendra forme dans le cadre de GrensGeluid (en coll. avec Motel Mozaïque et De Brakke Grond).

Nous renforçons également nos liens avec Mophradat, une organisation qui soutient les activités artistiques du monde arabe. Ainsi, nous appuierons deux projets exaltants en partenariat avec la salle berlinoise Haus der Kulturen der Welt : la MC, productrice, DJ et compositrice Makimakkuk – jeune artiste émergente de la scène palestinienne alternative – créera son projet Alien Nation, tandis que la Tunisienne Deena Abdelwahed cherchera à inscrire la musique dance arabe dans une vision à la fois authentique et futuriste.

#4 : L’AB sort de sa zone de confort pour présenter des compagnies de danse et de théâtre surprenantes

Cet automne, l’AB invitera des compagnies, chorégraphes et (jeunes) metteurs et metteuses en scène dont les noms ne seront peut-être pas connus de nos visiteurs. Chaque spectacle ou introduction donnera lieu à une production qui sera inscrite au calendrier 2021-2022 de l’AB.

L’AB vous invite ainsi à découvrir Voetvolk, la compagnie de danse contemporaine de la chorégraphe et danseuse Lisbeth Gruwez (ancienne égérie de Wim Vandekeybus et Jan Fabre) et du musicien et compositeur Maarten Van Cauwenberghe. Into The Open, en pleine préparation, s’annonce comme un spectacle virevoltant assaisonné d’un krautrock répétitif.
 

Voetvolk (© Danny Willems)

L’opéra interdisciplinaire Dance of The Seven Veils (Salomé) provoquera quant à lui la rencontre entre la soprano Astrid Stockman, le chanteur et multiinstrumentiste Colin H. Van Eeckhout (AmenRa), le contrebassiste Pieter-Jan Vanassche (Innerwoud), le danseur Germán Jauregui (Wim Vandekeybus) et l’artiste plasticien Rui Barros. Cette représentation fait partie d’un triptyque théâtral consacré à la figure de l’anti-héroïne.

Avec Spectacles – dans une dramaturgie de Louise van den Eede –, le contreténor Benjamin Abel Meirhaege s’installera à la croisée de la performance et de la musique. À l’instar de Voetvolk, le duo s’oriente désormais vers le public des salles de concert, selon Meirhaege ‘bien plus actif que le public du théâtre ou de la performance’.

L’ensemble polyphonique graindelavoix, enfin, se détourne d’une reconstitution historique de l’interprétation musicale. De Standaard, admirant la ‘classe mondiale’ du collectif, n’a pas hésité à le qualifier de ‘caillou dans la chaussure de la scène musicale ancienne’. En 2011, l’ensemble a créé Cesena en collaboration avec Anne Teresa De Keersmaeker. La troupe de Björn Schmelzer est aujourd’hui en quête de nouveaux publics.

Au nom de toute l’équipe de l’AB, nous sommes impatients de vous accueillir à bras ouverts…

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